Astuces pour plus de nutriments.

Lorsqu’on apprend à changer notre alimentation (pour passer à une alimentation végétale par exemple), on comprend qu’il nous faut un certain équilibre afin d’apporter à notre corps les nutriments qui lui sont nécessaires. C’est une chance, l’alimentation végétale est riche de plein de bonnes choses et certains aliments nous apportent de nombreux bienfaits. Ce qui est encore plus réjouissant, c’est de savoir que l’association de certains aliments, la cuisson ou même leur stockage peut décupler ces bienfaits.

Associations alimentaires.

Comme dit plus haut, certaines associations permettent de décupler les nutriments !

Par exemple, l’association de céréales et de légumineuses est présente dans beaucoup de pays comme le riz et les lentilles en Inde ou le maïs et les haricots rouges au Mexique. Et ce n’est pas lié au hasard.

D’une part, il est nécessaire de manger des céréales et des légumineuses afin d’avoir tous les acides aminés nécessaires à notre corps et donc pour avoir des protéines complètes. Si nous décidions de nous nourrir uniquement de riz, il nous manquerait la lysine. Et nous manquerions de méthionine si nous ne mangions que des pois chiches. Or, ces deux acides aminés nous sont nécessaires !

(Petite parenthèse : une protéine est constituée de 20 acides aminés dont 8 nous sont essentiels et qui ne sont pas produits par notre organisme, c’est pour cela que nous devons les apporter à notre corps grâce à la nourriture. La lysine et méthionine dont nous avons parlé plus haut en font partie.)

En plus de cela, l’association céréale-légumineuse permet de multiplier les nutriments assimilés. Par exemple, l’association de riz et de lentilles permet de produire près de 50% de protéines de plus que si ces aliments étaient ingérés séparément. Il existe par exemple des recettes de Dahl de lentilles qui sont délicieuses !

Aussi, selon une étude (publiée dans The Journal Of Nutrition), les haricots rouges (par exemple) ajoutés à du riz (comme c’est le cas dans plusieurs régions du monde) permettrait de réduire l’impact des glucides sur la glycémie.

Pour donner d’autres exemples, on peut évoquer le curcuma et le poivre. L’association de ces deux aliments permet de mieux assimiler la curcumine présente dans le curcuma. La curcumine est une molécule qui est anti-inflammatoire, antioxydante et contribue à la prévention des cancers et le vieillissement cellulaire. Les bienfaits peuvent être multiplié par 1 000 voire 10 000 lorsque ces aliments complémentaires sont ingérés en même temps.

On peut également parler de l’huile d’olive ajoutée aux tomates cuites qui permet d’augmenter la quantité de lycopène dans le sang et stimule l’absorption de polyphénols qui sont antioxydants, liés à la prévention de certains cancers et à la réduction de maladies cardio-vasculaires, neurodégénératives ou le diabète.

De nombreuses associations décuplant les bienfaits des aliments sont possibles mais il existe également d’autres façons d’obtenir le meilleur d’un produit comme la façon de le cuisiner par exemple.

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La cuisson/préparation.

La façon que nous avons de cuire ou préparer les aliments peuvent inhiber leurs propriétés mais aussi en développer davantage.

Prenons l’exemple des carottes : si tu préfères les manger crues, il est préférable de les couper le plus fin possible afin d’obtenir le maximum d’antioxydants. Les capacités antioxydantes de la carotte rappée sortant du réfrigérateur serait multipliée par 12 en quelques jours.

Encore une petite info sur les tomates : les faire bouillir pendant une trentaine de minutes permet de doubler la quantité du lycopène déjà présent !

Pour ce qui est des brocolis et choux-fleurs, la cuisson vapeur libère deux fois plus de leur composé anti-oxydant !

 La façon dont nous préparons les aliments a donc un impact négatif ou positif (mais on préfère le positif) sur les bienfaits qu’on peut y trouver. Voyons ce que le « stockage » de nos produits peut avoir comme effet.

Stockage.

Certains fruits et légumes sont à garder au frais, d’autres à l’extérieur, près de la lumière ou dans un endroit sec. Certaines de ces techniques permettent de les conserver plus longtemps et en meilleur état, mais d’autres pourraient bien servir à les rendre plus puissants.

Par exemple, pour les champignons (du commerce) qui, posés près d’une fenêtre, vont nous offrir de la vitamine D antioxydante en quantité. Cela s’explique par le fait qu’ils vont se protéger des ultras violets en produisant toute cette vitamine D.

Il en est de même pour les pommes posées sur un rebord de fenêtre, après quelques jours le taux de vitamine C et le niveau d’antioxydants sont multipliés.

Voilà comment la manière de conserver un fruit ou un légume peut influer sur sa qualité. On peut altérer leurs bienfaits ou leur donner un petit coup de pouce, tout dépend de l’endroit où nous décidons de les placer !

Ces quelques exemples montrent que nous pouvons tirer le meilleur d’un produit en le préparant ou le cuisinant différemment. Il existe des tas d’autres associations, préparations afin de booster notre alimentation !

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